Soyons les vitrines de notre religion, ne baissons pas le rideau

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمٰنِ الرَّحِيْمِ


On voit souvent passer, sur les réseaux sociaux, des posts ou des commentaires de kafirun totalement hostiles à l'Islam, voire orduriers.

Sur le terme "kafirun", je m'empresse de rappeller aux âmes sensibles qu'il n'est en rien péjoratif, mais objectif, et que c'est le mot qu'utilise ALLAH LUI-MÊME dans le Kitab.

Car je vois déjà arriver, de loin, les commentaires émus ou indignés de ceux pour qui il n'y a pas de kafirun (j'ai déjà essuyé leurs salves dans de précédentes publications), parce que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

Je n'emploie pas, en revanche, la traduction "mécréants", qui est inexacte et ne reflète pas le sens étymologique profond du terme original : il faut être précis et rigoureux avec la terminologie du Livre d'ALLAH - car LUI-MÊME l'est et ne laisse rien au hasard, aucune lettre qu'IL a employée ne l'ayant été à la légère.

Ce préalable sémantique étant posé, revenons au propos :

Je disais donc qu'on voit passer sur les réseaux sociaux de nombreux écrits agressifs de kafirun à l'égard de notre religion - donc de nous-mêmes puisqu'il n'est de religion que par ses fidèles.

La tentation est soit de les pourrir (œil pour œil...), soit de les dégager et de les bloquer pour ne plus souffrir certains de leurs propos particulièrement outrageants et blessants - ce qui est légitime dans les deux cas, bien que discutable.

Pour ma part, bien que je sois vivement affecté par ces attaques, je prends mon parti de ne pas fermer la porte, car il me paraît important que leurs auteurs puissent entrapercevoir ce qu'il se passe dans la maison Islam - ne serait-ce qu'à travers ma modeste fenêtre.

Je ne réponds certes pas à leurs assauts, car la polémique ne m'intéresse pas (à moins qu'il ne s'agisse d'une approche courtoise), mais je ne souhaite pas non plus faire l'autruche, me cacher, et faire comme si ces gens n'existaient pas, dans une espèce de repli communautaire stérile s'apparentant plus à du déni qu'autre chose.

Considérons un instant la position du Prophète (صلى الله عليه وسلم) aux premiers jours de l'Islam, qui n'était entouré que d'associateurs hostiles et qui pourtant n'a pas eu le loisir, lui, de se cacher : à cet égard, on se dira qu'on peut au moins montrer le bout de son nez - d'autant que nous n'avons pas à rougir de ce que nous sommes : les marionnettistes du Mossad et de la CIA, qui dans l'ombre agitent les pantins DAESH et Al-Qaïda, seraient bien trop heureux que nous leur laissions le champ libre, et que nous les laissions inséminer dans les esprits, à grands coups de manipulations médiatiques, l'image d'un Islam inhumain et sanguinaire.

Et puis, parmi ces ennemis acharnés de l'Islam, il y a très probablement les Musulmans de demain - car ALLAH ne s'est pas montré avare d'exemples en la matière : moi-même skinhead raciste et islamophobe dans ma jeunesse, je suis aujourd'hui, par Sa Grâce, Muslim et marié à une marocaine descendante du Prophète (صلى الله عليه وسلم) via Sayyidina Moulay Idriss.



Et aujourd'hui, avec le recul, me reviennent en mémoire les visages lumineux de ces quelques musulmans exemplaires - souriants, serviables, généreux - qui ont croisé ma route il y a fort longtemps, alors que j'étais loin de m'imaginer que j'embrasserais un jour leur religion.

Et je crois bien que leur image, je l'ai toujours eue en moi ; et si mon cerveau la refoulait, plein de dédain, elle avait pris racine dans mon cœur, en profondeur, pour ne plus jamais le quitter.

Et je suis convaincu que ces gens, par leur comportement, ont participé de ma conversion.

C'est ce comportement et cette image, aujourd'hui, que je m'efforce tant bien que mal de restituer et de véhiculer - même si je dois bien admettre qu'en dépit de l'intention, mes actes sont souvent loin d'être à la hauteur.

Efforçons nous au moins, tous, d'avoir cette intention, en espérant qu'elle sera la cause de la conversion de quelque(s) irréductible(s) gaulois.

Pour ma part, si ALLAH voulait bien récompenser mes laborieux efforts, et en faire la cause d'au moins une conversion dans toute mon existence, même sans que je le sache ici-bas (j'en serais forcément informé le jour de la remise de mon livre), je serais, à terme, le plus heureux des hommes.

Qu'Il me réserve cette joie.


(Soutenir mon travail.)

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