Remonter le courant de la Lumière muhammadienne vers ALLAH ﷻ

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمٰنِ الرَّحِيْمِ


ALLAH ﷻ, c'est Une Intelligence Pure, Une Volonté, Une Énergie Créatrice.


Tout part de là.


De Cette Force Spirituelle qui caractérise (entre autres) Le Cœur des cœurs*.


D'Elle émane d'abord la Lumière muhammadienne.


Puis, de cette Lumière muhammadienne, tout le reste.


Tout l'Univers - et même, tous les univers.


Remonter à ALLAH ﷻ - revenir à LUI, se rapprocher de LUI - c'est remonter le courant de cette Lumière muhammadienne, intérieurement - puisque tout est Esprit.


C'est revenir à La Source, en remontant à la Lumière Originelle qui est la porte de Sa Connaissance.


C'est partir du monde des apparences pour réintégrer La Réalité cachée - la Haqiqa muhammadiyya - et, au-delà d'elle, ALLAH ﷻ LUI-même.


Le monde apparent, c'est une projection illusoire à double visage : soit une projection de l'ego (alors on ne voit qu'un monde d'apparences, d'amusement et de distraction) ; soit une projection de l'esprit muhammadien (alors on voit partout en lui le reflet de La Présence, dans toute chose).


Le monde comme projection muhammadienne est donc le reflet en symétrie de ALLAH ﷻ ; et le ciel est le reflet de Son Infini, et il convient de n'y voir que ça : et cette vision doit renvoyer à Sa recherche intérieure, au fond de nos cœurs.


Quand celui qui le voit avec l'ego ne voit en lui (le ciel) qu'un immense point d'interrogation autour duquel gravite une nuée de fantasmes (vie extraterrestre... ?), et projette son regard loin dans ce reflet infini où il s'égare et se perd.


De même, celui qui voit le monde avec son esprit muhammadien, voit en chaque créature un signe et un rappel de Sa Présence : le vent, la fleur, le moustique, la neige... lui rappellent ALLAH ﷻ, et l'invitent à Le rechercher en lui, à toujours se rapprocher (l'œil muhammadien voit la Lumière muhammadienne qui se reflète sur les créatures).


Se rapprocher d'ALLAH ﷻ, c'est donc se détacher des apparences, n'y voir que le reflet muhammadien, et se plonger dans la recherche d'ALLAH ﷻ - mais en soi ; pas à l'extérieur (qui n'est que reflet).


Quand on dit que ALLAH ﷻ est au premier ciel, au dernier tiers de la nuit, c'est que LUI a fait une partie du chemin vers nous, par pure Miséricorde : Il est remonté du fond de nos cœurs à leur périphérie, où on peut plus facilement Le ressentir : Il s'est rapproché - à nous alors de faire l'autre partie du chemin, et de nous rapprocher à notre tour.


Invoquer ALLAH ﷻ à ce moment de proximité assure d'être exaucé : comme Il est Pure Volonté, et que Celle-ci est source de toute chose, Il fait ce qu'Il veut et rien ne LUI est impossible - même les demandes les plus incroyables : car comme un auteur sur son récit, Il a tout pouvoir sur Sa Création (كُنْ فَيَكُونُ).


Et plus on se rapproche de LUI, plus près on est du Cœur de Sa Volonté, de Sa Force de Décision : et celui qui s'éteint en LUI au point de se noyer dans Sa Lumière ; celui qui a rejoint La Source ; n'a qu'à dire d'une chose "Sois !" pour qu'elle advienne : il participe désormais de L'intelligence Créatrice et de La Volonté.


La Haqiqa muhammadiyya est la frontière, la porte, le point de passage, entre l'univers et La Présence ultime, La Présence Pure : arrivé à elle, on est "à cheval" entre la Création et le Cœur des cœurs.


La "fréquence divine" (ce que j'appelais ainsi) - qui se perçoit comme une énergie, une vibration, un son à très haute fréquence (comme un sifflement) - c'est la Lumière muhammadienne qui irradie et traverse l'univers en chaque molécule, et même qui le porte, le fonde ; percevoir cette fréquence implique déjà une certaine proximité avec Sayyidina Muhammad ﷺ.


Et ressentir très fort le Regard d'ALLAH ﷻ au point que le comportement s'en trouve changé, c'est quand la lumière intérieure a débordé du cœur au-delà des voiles, annihilant sous son flux l'ego et la personnalité du Murîd, qui ne peuvent que s'effacer sous elles.


Cela se produit quand le cheminant s'est rapproché, par obéissance (observation de la Shari'a et accomplissement des actes d'adoration obligatoires) et multiplication des actes surérogatoires (à commencer par le Dhikr qui est le plus cité dans le Coran) ; ce faisant, il accroît la lumière dans son cœur, qui finit par en déborder et se mêler à la Lumière muhammadienne extérieure (cette Lumière que reflète toute la création), et à en assimiler les secrets [de la Connaissance] qu'elle véhicule (نُّورٌ عَلَى نُورٍ) :


Alors toute cette connaissance remonte au cœur, et la lumière intérieure se voit enrichie de la Présence, qui se manifeste notamment par ce ressenti du Regard - lequel Regard, se substituant à tous les sens du Murîd, à sa personnalité, à son ego, le guide et le domine dans ses faits et gestes, lui procurant l'Ihsan : c'est que, par cet enrichissement de la Lumière muhammadienne, il s'est rapproché, dans son cœur, du Cœur des cœurs, et même s'en trouve au stade de la Haqiqa muhammadiyya, au bord de l'Infini divin qu'il contemple - car, au-delà de cette station, de l'autre côté, se trouve bien La Plus Pure Présence, La Plus Pure Lumière, sans filtre muhammadien ni autre.


*Cette formulation est nécessairement imparfaite et restrictive, car aucun moyen dialectique ne permet de caractériser, de définir Celui dont Le Caractère, La Nature, L'Essence dépassent l'expression et l'entendement humains ; qu'Il nous pardonne d'avoir osé cette approximation.

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