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Quand la colère t'envahit

Dernière mise à jour : 27 août 2019

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمٰنِ الرَّحِيْمِ


Depuis plusieurs semaines, et de manière plus intensive depuis l'audience du juge des tutelles pour mon fils, mes publications et mon comportement sont de nouveaux empreints d'une colère et d'une révolte que je déplore, et surtout qui affligent certains de mes proches.


Car bien que j'essaye de contenir ces sentiments négatifs, je m'en suis pris à certains de mes proches parmi les plus proches, comme pour me venger et me défouler sur eux : ils se reconnaîtront et je leur demande ici, humblement, de bien vouloir me pardonner.


J'ai failli supprimer ces publications et je me suis ravisé, car elles font partie de mon cheminement, et témoignent de ses variations.


Je tiens à les conserver, comme autant de rappels de ce que la colère peut produire de trivial, en espérant qu'elles pourront inspirer d'autres personnes qui, comme moi, s'efforcent péniblement de s'affranchir de cette terrible manifestation de l'ego.


Car la colère et la révolte ne sont jamais que l'expression de blessures narcissiques profondes.


Elles maintiennent dans un état de tension permanente et contagieuse qui incite au conflit.


Elles poussent au jugement et à la médisance.


Leur expression est l'invective et la violence, la grimace et l'écume aux lèvres.


Sur le coup, ça peut défouler.


Mais à terme ça use, ça ronge, ça consume.


Sous leur effet, j'ai vu certains de mes amis tomber gravement malades, d'autres finir en prison...


Elles sont le prolongement de la tristesse quand, sous l'inspiration de quelque Shaytan, s'agitant et se débattant, on refuse son destin - tout comme la dépression est le prolongement de la tristesse quand la moindre foi nous a quittés et qu'on se laisse envahir par le waswas.


À ce titre, la tristesse est une épreuve redoutable car, si elle est un sentiment naturel, seuls les cœurs les plus purs et les plus sain(t)s savent la contenir et la convertir en adoration.


Pour rappel, les paroles que le Très Haut attribue au noble père de Sayyidina Yusuf (la Paix soit sur lui) :


قَالَ إِنَّمَآ أَشْكُوا۟ بَثِّى وَحُزْنِىٓ إِلَى ٱللَّهِ وَأَعْلَمُ مِنَ ٱللَّهِ مَا لَا تَعْلَمُونَ

[Il dit : « Je ne me plains qu'à ALLAH de mon déchirement et de mon chagrin. Et, je sais de la part d'ALLAH, ce que vous ne savez pas.] (Coran : 12/86)


Quand la colère t'envahit - Blog - Stéphane Abdallah ILTIS

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