Libre arbitre et destin : pas si paradoxal !

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمٰنِ الرَّحِيْمِ


Le libre arbitre n'est jamais que cette faculté qu'on a d'accepter ou de refuser son destin et la loi d'ALLAH.

La loi d'ALLAH est immuable, et ce qui doit arriver arrivera - à moins qu'Il n'en décide autrement.

Mais nous avons cette faculté, en notre for intérieur, d'accepter ou pas ce qu'il nous arrive, de nous rebeller ou pas :

Ainsi, face à un événement prédestiné, les vrais croyants diront Al-HamduliLLAH, que cet événement soit agréable ou pas ; les autres, bien que subissant cet événement comme les premiers, mais ne l'endurant pas comme eux avec piété, n'accepteront pas et diront que c'est injuste, allant jusqu'à maudire le sort, voire ALLAH.

Mais le libre arbitre n'est en aucun cas cette faculté que nous aurions de déterminer directement le cours de notre existence en prenant nous-mêmes les décisions : même face à un dilemme, l'impression que nous avons de devoir et pouvoir trancher en conscience n'est qu'illusion, car il était déjà écrit que nous hésiterions, puis que nous trancherions comme nous l'avons fait à terme.

En finalité, notre seule marge de manœuvre réside dans cette faculté à accepter pleinement (ou pas) notre sort, faculté par laquelle ALLAH juge de notre entière soumission.

Faculté qui, en soi, ne change en rien le cours de la destinée : en gros, qu'on aime ou pas, que ça nous plaise ou pas, c'est comme ça que ça se passe, et pas autrement.

Même si, comme disait Coluche, on a toujours le droit de ne pas être d'accord.

Quoiqu'il en soit, tout cela n'a l'air de rien, mais il est fort probable que notre aptitude à accepter les décrets divins (tout comme notre capacité à LUI adresser des demandes avec humilité) influe sur la volonté d'ALLAH d'infléchir ou non notre destin.

Car Il est en capacité de réécrire notre livre à tout moment, comme Il le souhaite.

Ainsi, depuis 10 ans, j'ai tendance à considérer comme une injustice le fait d'être empêché par la justice des hommes de voir mes enfants ; et à nourrir un profond sentiment de révolte.

Mais ce faisant, c'est le décret d'ALLAH que je n'accepte pas.

Et tant que je suis dans le refus, tant qu'il reste dans mon cœur une infime parcelle de non-acceptation et de rébellion, tant que je continue à résister au destin qui m'a été assigné (c'est le cas bien que j'aie considérablement cheminé), Il me maintient dans une vie en stand-by où je n'arrive pas à rebondir.

Alors que (j'en ai l'intime conviction), si je lâchais complètement prise, si j'acceptais au plus profond de mon cœur ma situation - et surtout si j'acceptais de voir le bien qui s'y trouve - Il me rendrait, peut-être au centuple, ce qu'Il m'a enlevé - car Il est Le Généreux, Le Miséricordieux, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux, Le Digne de Confiance, Le Digne de Louanges, Le Magnanime...

Et ALLAH est plus savant.


Libre arbitre et destin : pas si paradoxal ! - Blog - Stéphane Abdallah ILTIS

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