Les chats de mon enfance

Dernière mise à jour : 22 août 2019

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمٰنِ الرَّحِيْمِ


Deux chats, Oscar et Félicie, ont accompagné mon enfance et mon adolescence.


Ils étaient le ciment de la famille, qu'ils unissaient d'un amour commun - car nous les aimions tous autant, et notre amour à chacun convergeait vers ces animaux qui le renvoyaient à tous comme un miroir.


Et à des époques de tensions particulièrement vives au sein du foyer, ils furent le lien ultime qui permit de préserver l'unité familiale.


Oscar était un mâle tout blanc, espiègle et affectueux ; d'abord chat d'appartement, il s'épanouit définitivement lorsque nous déménageâmes en pavillon : il sortait beaucoup, chassait, rentrait parfois mouillé et sale, mais toujours revenait au foyer nous prodiguer, heureux, son affection et sa reconnaissance.


Félicie était une petite femelle tigrée, borgne d'un œil, qu'une vétérinaire nous avait proposée à l'adoption alors que nous étions membres actifs d'une association de protection des chats, qui s'occupait principalement de stériliser les chats errants ; cette chatte qui avait dû avoir au moins une portée était l'amour incarné, débordante de tendresse et d'affection.


Les deux chats s'entendaient à merveille et nous régalaient de spectacles délicieux de tendresse et de complicité, spécialement quand ils dormaient ensemble, enchevêtrés en une espèce de boule de poils hétérogène par la couleur mais homogène par l'amour.


Les chats ont traversé ma vie avec bonheur.

Ils ont cette vertu d'être apaisants et relaxants, véritables anxiolytiques naturels.

Aimés du Prophète (صلى الله عليه وسلم), qui portait une affection particulière à sa chatte Muezza, ils ont un statut particulier en Islam, et sont toujours les bienvenus dans les mosquées qu'ils investissent librement, se mêlant naturellement aux prières et aux assemblées de science.


On connaît tous cette anecdote du Prophète (صلى الله عليه وسلم) qui aurait préféré couper la manche de son vêtement sur laquelle dormait profondément sa chatte, plutôt que de la déranger, alors qu'il devait se lever pour accomplir la prière.


(Avant Oscar et Félicie, il y eut Mistigri, le chat de ma petite enfance, qui garde une place privilégiée dans mon cœur.)


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