La carotte et le bâton

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمٰنِ الرَّحِيْمِ


La plupart d'entre nous ne Le craignons que par peur du châtiment, et ne LUI obéissons que par attrait de la récompense.


Comme des ânes qui marchent à coups de trique, où qui suivent la carotte.


Les vrais croyants, eux, ne Le craignent que pour Son Immensité - comme l'alpiniste se sent tout petit et humble devant la montagne qu'il s'apprête à gravir - mais ô combien admiratif face à sa majesté ; c'est là la crainte révérencielle : on Le craint parce qu'Il est Digne d'être craint, pas par peur du châtiment - car le vrai croyant ne doute pas un instant de Son Pardon et de Sa Miséricorde, et la menace de l'enfer ne représente pas plus pour lui que la menace d'une fessée pour un gamin.


De même, le vrai croyant LUI obéit par pur amour, parce qu'Il est Digne d'être aimé ; la promesse du Paradis ne représente pas plus à ses yeux que la promesse d'une friandise à un gamin : il ne désire quant-à lui que Sa Proximité et Son Agrément - et s'il devait marcher sur la tête et sans les mains pour L'approcher, il se renverserait aussitôt pour LUI être agréable.


Et même, si on disait au croyant qu'il doit passer l'éternité en enfer pour LUI plaire, il courrait avec enthousiasme se jeter dans les flammes de Saqar.


Ainsi sont les vrais croyants, les vrais adorateurs, à l'image de Sayyidina Ibrahim (عليه السلام) s'apprêtant à immoler son fils pour LUI obéir et LUI plaire.


Le vrai croyant n'existe que par Sa Présence, qui l'occupe entièrement à tous les sens du terme.


Et nous, où en sommes-nous de notre foi ? Nous qui rechignons à nous lever la nuit pour faire deux raka'at, avant de retourner dans la chaleur de nos lits.


Nous sommes loin du compte.


Très loin.


Et nous nous prétendons croyants ???


Soumis suffira...


N'exagérons rien.

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