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Des adolescents meurtriers

Dernière mise à jour : 18 sept. 2023

بسم الله الرحمن الرحيم


On voit fleurir, sur les chaînes de télévision grand public, des reportages sur certains adolescents criminels, auteurs de meurtres – voire d’assassinats – particulièrement sordides et choquants par leur sauvagerie et la parfaite désinhibition qui les caractérise.


Ce qui fait que les adolescents, en général, peuvent parfois aller si loin dans la transgression (notamment dans le meurtre), repose essentiellement sur deux facteurs :


Le premier, c'est qu'ils sont directement passés de la Fitra à l'ego le plus élémentaire ; de la pureté du cœur propre à la petite enfance aux voilements du bas monde et de ses tentations ("Nous avons certes créé l'homme dans la forme la plus parfaite, puis Nous l'avons ramené au niveau le plus bas" - Qur'an : 95) : ils sont entrés de plain-pied, sans transition ou presque, dans la découverte du monde matériel et la prise de conscience de soi ; l'ego primaire des besoins élémentaires du corps et l'ego secondaire de l'estime de soi se sont constitués, et le curseur de l'identité (le Proprium) se trouve au Maqam le plus bas de l'âme instigatrice (An-Nafsu Al-Ammara Bi As-Su'i) – cependant que Ruh est complètement enfoui, éteint, neutralisé.


À ce stade, il n'existe donc aucun contre-poids, aucune force contraire à Nafs, aucune contre influence intérieure active – et c'est la raison pour laquelle l'éducation est déterminante à cet âge (l’éducation au sens le plus complet du terme, à la fois matérielle et spirituelle) : d'une part, parce qu'elle est censée participer de l'éveil progressif de Ruh ; d'autre part, parce que l'éducateur adulte joue le rôle de modérateur extérieur de Nafs – à défaut de ce modérateur intérieur que doit devenir, à terme, Ruh.


Et sans adulte, sans éducateur modérateur, l'adolescent se trouve donc entièrement livré à son âme instigatrice – et qui dit âme instigatrice dit nécessairement Shaytan, dont elle est le levier sur l'homme.


Le second facteur, qui découle directement du premier, est l'influence négative exercée par le monde de l'entertainment (de l'amusement) : non seulement l'adolescent, à notre époque, n'a plus d'éducateur au sens moral et spirituel du terme (vu qu'il est issu de générations n'ayant pas été éduquées elles-mêmes), mais encore il baigne dans un environnement de jeux vidéos, de films, de clips, de musique... empreints de la violence la plus crue et la plus perverse (violence physique, morale, sociétale – comme l'imposition coercitive de certains tabous sexuels), en ce qu'elle se fonde directement et délibérément sur la transgression de La Loi Divine.


L'adolescent est donc cet être faible et vulnérable, entièrement soumis à son âme instigatrice et au diable, particulièrement suggestible et influençable, dont L'Esprit Divin ne s'est pas encore éveillé et qui ne dispose même pas d'une contre influence positive en la personne d'éducateurs suffisamment éveillés spirituellement pour le préserver du Waswas et autres suggestions négatives, comme le Khatir ou le Hajis...


Car les dirigeants mondialistes satanistes (l'oligarchie) se sont bien évidemment empressés de neutraliser l'autorité spirituelle de proximité, qu'il s'agisse du curé ou même de l'Imam – dont la fonction se limite désormais au prêche du vendredi avec des sujets bateaux et superficiels, battus et rebattus (comme les ablutions ou la Sadaqa), qui ne remettent pas en question la Fitna ambiante et ne risquent pas d’indisposer le Taghut en abordant les points de la Shari‘a que ce dernier ordonne carrément de transgresser (un Imam qui tente courageusement une sortie contre l'homosexualité, ou qui dénonce le danger que représente la musique sur le plan spirituel, se voit systématiquement attaqué et diabolisé, voire expulsé).


Car les wahhabo-salafistes (idiots utiles et agents zélés de l'oligarchie) ont chassé le spirituel de la mosquée, sous le prétexte on ne peut plus fallacieux de la Bid‘a ; or, en la matière, ce sont plutôt eux qui innovent en beauté en amputant l'Islam de sa finalité et de son fondement éminemment spirituel – celui-là même qui a présidé à son expansion et à son développement depuis Sayyidina Muhammad ﷺ.


Oui, les pires innovateurs, en Islam, sont bien ceux qui prétendent lutter contre l'innovation : il y en a qui ne manquent vraiment pas d'air...


Et au royaume de la bêtise, les zélateurs fanatiques sont empereurs.


Toujours est-il qu’ils contribuent activement à ce processus qui, en éradiquant l’éducation spirituelle (l’éducation dans sa dimension morale et sa vocation d’élévation de l’âme, en ce qu’elle se fonde scrupuleusement sur l’application de la Shari‘a bien comprise – c'est-à-dire au travers d'une lecture du cœur qui est tout sauf bêtement littéraliste), consiste à maintenir les adolescents au niveau de l’âme instigatrice ; les incitant, par toute une ingénierie sociale basée sur la consommation à outrance de produits d’amusement exhortant à la satisfaction immédiate des pulsions et plaisirs, à transgresser et à faire sans aucune modération tout ce que leur dictent leurs ego.


Au point de faire des plus désinhibés des meurtriers, sans tabou ni limite dans l’horreur.



Tous droits réservés © Stéphane Abdallah ILTIS / Abu Al-Huda : toute reproduction interdite, même partielle, sans autorisation préalable de l'auteur.

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