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Des œillères sur le cœur

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمٰنِ الرَّحِيْمِ


La société de consommation nous pousse toujours plus au repli sur soi et à la méfiance.


Insidieusement, la paranoïa s'installe dans nos crânes, encouragée par tous ces mots de passe dont est désormais faite notre vie hyper sécurisée.


Et quand un frère (en humanité ou en Islam) vient nous appeler au secours, notre premier réflexe est de douter et de le prendre pour un usurpateur - tellement nos cœurs sont noirs et endurcis, fermés à double tour et enclins au préjugé.


Où est la miséricorde ? Où est la sainte pitié qui devrait tous nous habiter ?


Le Diable a réussi à installer entre nous des océans de défiance et de froideur - quand cynisme et individualisme nous habitent et nous animent.


Tel est le résultat du matérialisme consumériste qui régit le monde.


Et nous avons beau prier, invoquer et évoquer pour nous donner bonne conscience, nous n'en sommes pas moins frappés de cet individualisme primaire de conservation, qui nous incite à focaliser sur notre mètre carré de confort pour le préserver à tout prix.


Détournant le regard du malheureux qui tend la main, avec un vague sentiment de dégoût - comme offensés par cette misère qui vient heurter la tranquillité de notre déni.


Mais le jour du jugement, confrontés à toutes nos fautes, nous serons nous-mêmes en situation de mendier : mendier une grâce qui ne viendra peut-être pas, parce que nous aurons fait semblant, un jour, dans le bas monde, de ne pas entendre l'appel d'un malheureux.


Ou pire, parce que nous l'aurons vu comme un imposteur - comme prétexte à notre désintéressement et à notre ignorance de sa détresse.


Pitoyables que nous sommes...

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